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Bonjour tout le monde. Bon voilà, comme vous l'aurez deviné, ceci est un blog sur NCIS. Il raconte l'histoire des personnages après le départ de Gibbs.
Bonne visite sur mon blog et oubliez pas de me donner votre avis ! =)

Le noir. Presque total. Et silencieux.

Ziva se trouve en ce moment assise à son bureau, son arme à la main.
Elle pense. Elle pense au départ de Gibbs, le soir même. Car cela fait à peine 3 heures que le vétéran a quitté la marine.
Après que l'ex-agent spécial soit monté dans l'ascenseur, il s'était ensuivi un silence total durant deux bonnes minutes. Puis chacun avait réagi à sa façon. McGee s'était installé à son bureau, dans l'intention de faire le rapport de la mission, Abby était descendue dans son labo écouter de la musique à fond, la directrice avait remonté les escaliers et s'était enfermée dans son bureau . Et Tony avait sorti un de ses magazines de charme.
Ziva quant à elle, n'avait su quoi faire. Elle avait fini par s'asseoir et avait sorti son arme, qu'elle s'était mise à nettoyer avec soin. Cet exercice nécessitait de la concentration et cela lui permettait de ne penser à rien d'autre.
Personne n'ouvrait la bouche, et une heure plus tard, chacun était à la même place dans l'espace bureau à qui il manquait désormais un membre. Puis, le premier, McGee s'était levé, avait rassemblé ses affaires et salué Tony et Ziva, marmonnant quelque chose à propos d'un dîner avec sa s½ur.
Etait venue ensuite Jenny, son manteau sur le bras et les yeux rouges. Il n'était pas difficile de savoir ce qu'elle avait fait. Elle avait ressassé tous les souvenirs qu'elle avait de Jehtro, depuis leur rencontre, jusqu'à ce " Semper Fi " qui faisait si cliché.
Deux heures s'étaient écoulés depuis le départ du patron de l'équipe et Ziva avait mal au bras à force de nettoyer son arme. Mais elle n'arrêtait pas. Car elle savait que si elle cessait d'être occupée, la réalité des faits la frapperait de plein fouet.
Tout d'un coup, une voix avait rompu le silence :

« _ Il... Il n'est pas vraiment parti, hein ? Il blaguait... Il va revenir, n'est-ce pas ? »

Ziva avait relevé la tête, apercevant Abby, les couettes défaites et le regard suppliant. Tony s'était alors levé, avait entouré les épaules d'Abby et dit doucement :

« Si Abby, il est parti. Il ne reviendra pas. »
la laborantine avait reniflé et Tony, éteignant sa lampe de bureau et attrapant son manteau, s'était dirigé vers l'ascenseur, le bras toujours autour des épaules d'Abby dans un geste protecteur. Ziva eut soudain un peu froid, comme si elle aussi ressentait le besoin qu'on lui entoure les épaules. Mais personne ne le ferait car elle était Ziva, la farouche, la courageuse, qui contrôle bien ses sentiments.
Passant près de Ziva, Tony avait demandé :


« _Ca va aller ?
_ Bien sûr. »


Ziva, fidèle à ses habitudes et à sa réputation, serra les dents et ne montra pas ses sentiments. D'un signe de tête, elle salua Tony qui s'éloignait, à demi convaincu car n'étant pas dupe.

# Posté le dimanche 24 juin 2007 13:56

Modifié le mardi 27 mai 2008 13:40

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La jeune israélienne se trouva donc seule dans les bureaux du NCIS si on excepte la maintenance de nuit.
Son arme toujours à la main, elle avait les yeux fixés sur l'ascenseur.
Sans vouloir se l'avouer, elle espére que Gibbs va soudainement surgir de l'engin et faire son retour en criant à tous « Je vous ai bien eus ! ». Mais elle sait que cela n'arrivera pas. Et elle se doit de rester forte. Après tout, elle est venue aux Etats-Unis pour s'améliorer, c'est tout, pas pour chercher des amis.
Au fond d'elle-même, Ziva sait qu'elle se ment. Cela lui brise le c½ur de voir partir Gibbs, pour qui elle a tué son demi-frère. Mais elle sait qu'elle n'a pas le droit d'être triste. C'est un signe de faiblesse.
Alors l'officier du Mossad rangea son arme, attrapa son sac et éteignit la lumière.
Le regard farouche pour résister aux larmes, la main serrée sur la sangle de son sac, elle entra dans l'ascenseur et enfonça le bouton du parking.
Elle pensa au jour où Gibbs lui avait parlé dans ce même ascenseur, ce jour où il l'avait acceptée dans son équipe. Ce jour lui semblait si loin. Cela faisait un an à présent. Un an qu'elle avait intégré cette équipe grâce à Jenny. Une équipe où elle s'était d'abord sentie à part puis où elle avait peu à peu pris sa place. A présent elle se sentait vraiment bien ici, mieux qu'au Mossad où elle savait qu'on la recherchait pour le meurtre de Ari.
Ziva s'adossa contre le fond de l'ascenseur pendant qu'il continuait sa course dans les étages. Puis il s'arrêta. Ziva fit un pas pour sortir mais se heurta à une blouse verte. Relevant la tête, elle aperçut Jimmy Palmer avec son éternelle blouse de légiste. Elle tenta un sourire et dit :


« _ Bonsoir Jimmy, tu rentres chez toi ?
_ Oui, puisqu'il n'y plus de boulot et que Ducky est parti pour raccompagner... »


Jimmy s'arrêta en milieu de phrase, conscient de sa gaffe. Ziva eut un faible sourire. Au moins il y avait certaines choses qui ne changeaient pas. Jimmy était toujours aussi gaffeur.


« _C'est pas grave Jimmy, ce n'est pas en faisant semblant de l'oublier que son absence nous pèsera moins. »

Jimmy, n'osant parler de peur de commettre une nouvelle bourde, se contenta d'hocher la tête sagement. Ziva songea soudain à une chose. Jimmy habitait à l'autre bout de la ville et rentrait habituellement en bus. Or, à cette heure-ci, les bus ne passaient plus. Ce n'était pas dans les habitudes de Ziva d'être spontanément gentille mais...

« _ Jimmy, tu veux que je te raccompagnes en voiture ?
_ Euh, je, euh... Oui, je veux bien, c'est gentil de ta part. »


Ziva fut touchée par la compassion de Jimmy. Tout le monde au NCIS connaissait sa réputation de conductrice et le légiste avait accepté, pensant faire plaisir à Ziva. L'ascenseur arriva au parking et les portes s'ouvrirent sur le béton gris. Ziva et Jimmy sortirent de l'ascenseur et se dirigèrent, Ziva en tête, vers la voiture.
Puis l'agent spécial déverrouilla les portes, montant à bord pendant que Jimmy s'installait sur le siége passager.


« _En route, fit Ziva en mettant le contact. »

# Posté le dimanche 24 juin 2007 14:33

Modifié le vendredi 14 septembre 2007 11:56

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Un ou plusieurs crissements de pneus plus tard, la voiture de l'agent israélienne s'arrêta devant l'immeuble où vivait Jimmy Palmer. Ziva sourit et dit :

« _V'là, t'es arrivé ! »

Le voyant un peu pâle, elle demanda soudainement :

« _ Ca va ?
_ Oui, oui, répondit le légiste, je suis jute un peu secoué. »


Ziva eut un sourire d'excuse. Elle savait que sa conduite était turbulente aux yeux des Américains. En Israël, elle avait l'habitude de conduire vite pour éviter les pièges et les embuscades, et elle avait du mal à s'habituer au fait qu'il n'y avait pas des bombes à touts les coins de rues en Amérique. Jimmy Palmer ouvrit la portière et avant de sortir, dit :

« _ Merci encore Ziva. »

Ladite Ziva hocha la tête avec un sourire puis, à peine Jimmy sorti, elle démarra en trombe. Elle avait besoin de conduire. Comme nettoyer son arme, conduire la calmait. Elle passait à toutes vitesses dans les avenues, dérapait dans les ronds points, évitant avec habileté les feux rouges. Il pleuvait à verses.
Sa course folle durait depuis une heure quand la lassitude pointa le bout de son nez. Alors elle reprit le chemin de son appart' situé sur Silver Street. Il n'était pas très grand mais elle s'en contentait.
Après cinq minutes de conduite, elle parvint à son but sans dommages. Elle sortit de la voiture, claqua la portière et verrouilla les portes. Ceci fait, elle rangea les clés dans sa poche pendant qu'elle poussait la lourde porte de la résidence.
Dédaignant l'ascenseur, elle grimpa les marches quatre à quatre pour arriver au premier. Alors qu'elle s'avançait pour ouvrir la porte, elle vit une silhouette se découper dans la pénombre et s'approcher d'elle. Instinctivement, elle fut sur le qui-vive mais elle fut étonnée quand elle vit de qui il s'agissait.
Sur le seuil de sa porte se trouvait Tony, le visage défait et ruisselant de pluie de la tête aux pieds.

# Posté le lundi 25 juin 2007 11:25

Modifié le vendredi 14 septembre 2007 11:57

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Ziva arqua un sourcil, étonnée. Elle peinait à croire que Tony, celui qui se targuait de cacher ses émotions, se trouvait là devant sa porte à la regarder, les yeux limites suppliants.
Il y eut un silence. Puis :


« _ Est-ce que... Est-ce que je peux entrer ? »

Ziva arqua de nouveau le sourcil mais acquiesça, ouvrant la porte d'un tour de clé et laissant passer Tony.
Une fois entré celui-ci, Ziva entra puis referma la porte.
Arrivée là, elle ne savait plus trop quoi faire. Ziva David, officier du Mossad, était experte en pas mal de choses, explosifs, armes à feu, espionnage... Mais certainement pas en sentiments. Aussi proposa-t-elle maladroitement à Tony de s'asseoir, s'asseyant à son tour à sa suite.
Elle eut un sourire mi-triste, mi-amusé. En temps normal, DiNozzo aurait profité de la situation pour sortir un des numéros de drague dont il avait le secret. Le fait qu'il ne fasse rien montrait bien son désespoir.
Ziva demanda doucement :


« _ Ca fait longtemps que tu es là ?
_ Pas trop. »


Il y eut un autre silence durant lequel Ziva se triturait le cerveau pour trouver quelque chose à dire. Non pas qu'elle ne partageât pas la tristesse de Tony , mais elle avait l'habitude de cacher ses sentiments et se sentait mal à l'aise devant Tony qui déclara soudain :


« _ Il... Il va me manquer, Ziva. Ca peut paraître bizarre mais... j'ai peur de ne pas m'en sortir sans lui.
_ Gibbs était un excellent agent,
répondit Ziva. S'il t'a choisi, c'est qu'il sait que tu en es capable. Je suis sûre qu'il aurait détesté que tu sois abattu comme ça.
_ Oui, mais si je ne suis pas à la hauteur, puisque tout le monde regrette Gibbs, si je ne sais pas quoi faire, et si... »


Il fut interrompu par une claque vigoureuse que Ziva lui assena derrière la tête.
Ce geste lui rappelant Gibbs, Tony fondit en larmes dans les bras de Ziva. Celle-ci le berça doucement, puis murmura :

« _ On sera tous là, Tony. On y arrivera ensembles. »

Elle se tut puis resta sans rien dire pendant que les pleurs de Tony cessaient peu à peu. Ils furent remplacés par une respiration régulière.
Tony s'était endormi. Ziva l'allongea avec délicatesse sur le canapé, puis se dirigea vers sa chambre.
Elle se changea, se glissa dans son lit puis éteignit la lumière.
Alors seulement elle pleura.

# Posté le dimanche 15 juillet 2007 09:19

Modifié le vendredi 14 septembre 2007 11:59

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Le jour se levait doucement sur la ville de Washington. Il était quatre heures du matin et la plupart des habitants de la capitale dormaient encore, plongés dans un sommeil plein de rêves fabuleux.
Ce n'était pas le cas de Ziva qui elle, était bien réveillée. A dire vrai, elle n'avait pas beaucoup dormi. Elle avait beaucoup réfléchi, au départ de Gibbs bien sûr, mais aussi à sa vie passée, au Mossad. Elle se redemanda pour la millième fois comment elle avait pu faire confiance à Ari. C'était son plus grand regret et sa plus grande tristesse, d'avoir été trahie par son demi-frère. Elle avait été si naïve à cette époque. Elle ne se l'était jamais pardonné.
Se redressant rapidement, elle se dirigea vers la salle de bains dans l'intention de prendre une douche.
Elle revint dix minutes plus tard dans sa chambre, les cheveux mouillés et un peignoir blanc noué à la taille. Elle ouvrit sa penderie et en deux coups d'½il, choisit sa tenue du jour. Un chemisier blanc et un pantalon noir enfilés et Ziva, mettant ses bottines noires également, était prête.
Elle passa au salon, où la veille Tony s'était endormi. Là une surprise l'attendait. Pas de Tony, mais un mot sur le canapé. Ziva plissa les yeux, un de ses tics. Elle s'approcha du divan et attrapa le papier. Celui-ci disait :


* Ma chère et tendre Ziva,
Il est 3h45 et l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Voilà pourquoi je m'éclipse, sans te réveiller bien sûr. Le canapé était fort confortable mais je lui aurais largement préféré ton lit. Tu te souviens de l'hôtel Barclay ?
Ok ok je vois tes yeux se plisser alors je m'arrête là et je m'en vais.
Tony.
P.S ( Ne sois pas en retard ! ) *

Ziva réprima un rire. Il ne changerait jamais. C'était sûrement mieux d'ailleurs.
Se dirigeant vers la cuisine, la jeune femme attrapa une pomme, retourna dans le salon et attrapa son sac. Sa veste enfilée, elle ouvrit la porte et sortit. La porte claqua tandis que Ziva dévalait l'escalier, arrivant devant sa voiture qu'elle fit démarrer en trombe, manquant de peu une grand-mère qui passait par là. Dix minutes plus tard, l'agent spécial David passa les portes du siège du NCIS, adressant un sourire au vigile. Elle emprunta l'ascenseur pour arriver à l'étage du bureau.
Les portes s'ouvrirent à l'endroit demandé et Ziva sortit.

Une nouvelle journée commençait. Aussi normale qu'elle puisse être.

# Posté le lundi 10 septembre 2007 05:19

Modifié le vendredi 14 septembre 2007 12:00